Vendredi 6 novembre 2009 – Beijing
Le taxi file à travers nuit. La ville et ses néons défilent, à 140 Km/h. Le conducteur est borgne, un tic nerveux agite dangereusement ses pupilles. Il slalome pleins phares, le pied sur l’accélérateur. Ça colle aux trains, ça double à droite… intimidation ou inconscience ? Proprement crispés sur la banquette arrière, nous tentons une approche. Le chauffard tourne vers nous son œil stroboscopique, délaissant son volant. Cauchemar. Mieux vaut le laisser hurler dans son radio-taxi à son poisson-pilote de pote, c’est plus prudent. Les 90 minutes de route sont expédiés en 45… une raison certaine pour nous augmenter en fin de course ? Dans une ultime apnée, nous nous engouffrons dans la guest-house avec cet homme à nos trousses nous réclamant son abus. Premières sueurs, et premier fou rire de Chine.

Vraoum, vraoum VRAVRAVRAVRAAAAAAOOOOOOUUUUUMMMMM !!!
Enfin, je vous retrouve… On échappe pas à l’oeil stroboscopique !!
Cette fois-ci je vous raterai pas. Rendez-moi ma thune !!
Jamais, chauffard!